Italie: la politique de la télé

Publié le par yak


Retour après dix jours où j'avais pas trop le coeur à poster

Il est l'homme le riche d'Italie. Le plus puissant aussi. Il est président du Conseil Italien. Son parti fut créé de nulle part et a la majorité au parlement. Lui, c'est Berlusconi. Lui, est devenu l'ennemi n°1 des médias de l'autre côté des Alpes.


Chaque jeudi soir depuis cet automne, une émission culte est née là-bas: "Rockpolitik". 46% de marché en moyenne (15 millions de téléspectateurs). Le concept? Des stars décortiquent la politique berlusconienne et la tourne en totale dérision, démontant un par un les points critiques de son action. Roberto Benigni a rassemblé 64% des téléspectateurs lors de son passage! Si bien que désormais, même en plein conseil des ministres, Berlusconi examine les courbes d'audience de l'émission. L'impact est assez grand pour déplacer suffisamment de voix pour le faire perdre les prochaines législatives en avril prochain.

L'émission donne la parole aux bannis des médias sous l'ère Berlusconi; tous ces gens, journalistes, exclus du système, qui peuvent maintenant régler leur compte avec la politique du gouvernement italien. Si bien que désormais, Berlusconi ne parvient plus à manier les médias de façon convaincante.

Dans la même veine, Viva Zapatero, petit documentaire d'une des exclues de la RAI, a drainé 2 millions d'euros et 400 000 spectateurs. Ce pamphlet d'aucuns diraient à la Michael Moore découpe littéralement Berlusconi. Ce succès montre un pays qui change ses repères vis-à-vis de la politique spectacle instaurée par l'actuel président du Conseil. Les Italiens ne veulent plus de ces promesses et de ce monde onirique et ne plus se voiler la face: la réalité d'abord! Finalement, c'est la fin, là-bas, du lien entre la télé faite pour le peuple et le peuple qui doit s'y retrouver. Et chez nous alors?!?

Publié dans Télé

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