Séance de rattrapage - Batman Begins

Publié le par yak

Ben oui je viens de le revoir en DVD... C'est quand même moins impressionnant qu'au ciné.

Bruce Wayne culpabilise à propos de la mort de ses parents alors qu'il n'était qu'un enfant. Sa quête psychologique conduit à une rencontre avec Ducard. Il devient alors un monstre physique et mental. Sept ans se sont écoulées. Il retourne à Gothan City, ville en totale déperdition depuis le décès de ses parents. Une atmosphère à la Sin City, les filles en moins :-p

Cet entraînement chez Ducard dure tout de même trois quarts d'heure. Ces entraînements rappellent le début de Matrix, lorsque Neo apprend (de manière assez particulière certes) les arts martiaux avant d'entamer sa quête. Le problème est qu'on se trouve plongé dans des couleurs sombres, si bien que les scènes de combat sont confuses. Toujours sur la forme, c'en est fini des effets spéciaux outranciers de Joel Schumacher, les trucages sont plus naturels mais tout à fait présents (c'est Batman quand même!).

Les couleurs sombres et sépia soulignent l'état psychologique de Bruce Wayne. Nolan donne à Batman une telle noirceur qu'on reste longtemps dans l'espectative, à se demander de quel côté se trouve le "héros". Nolan montre bien le côté humain du super-héros; il ne dispose d'aucun pouvoir surnaturel, seulement tourmanté par des traumatismes qui construisent son itinéraire.

Christian Bale, s'il inspirait du scepticisme, a finalement la gueule de l'emploi, avec des traits marqués et un visage froid. Une fois de plus Katie Holmes joue malheureusement les faire-valoir, et c'est vraiment dommage, d'autant plus qu'il s'agit du seul personnage féminin. Reste aussi Morgan Freeman, dans un rôle secondaire mais dans laquelle il excelle comme à son habitude. Quand à la dernière scène, elle raccorde, avec les Tim Burton, de façon ultra-rapide. On sent là que le montage du film n'a pas été aisé et que les distributeurs ne voulaient pas d'un film de 2h15. La seule concession de Christopher Nolan aux studios. Quand on passe d'Insomnia à une licence pareille, on ne peut qu'applaudir.

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