Samedi 19 juillet 2008
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22:35
Voilà deux ans maintenant qu'un coup de dés m'a fait suivre Rose au gré des concerts et de ses apparitions dans les
medias. Deux ans, c'est long, et pour ne pas succomber à la monotonie, différents arrangements se sont succédés, de nouvelles chansons reprises et intégrées (rendez-nous Du temps!!!
). Les publics changent également,du Zèbre parisien à la grande scène de Caluire, du Fort Boyard beauvaisien à
la chaleureuse Cigale. Aboutissement de cette tournée à rallonge, là voilà bookée à l'Olympia pour un concert qui fera de toute façon date. Tant de mois après y avoir été la première partie d'Alain
Souchon, elle est là, sur la grande scène, avec ses musiciens. Et rien ne pourra lui enlever ça…
Mais reprenons les choses dans l'ordre (comment ça je fais du teasing foireux?
). C'est écrit sur les
lettres en rouge de la façade, deux noms vont nous faire la première partie : Gush & Bensé. 20h pile et sans que la moindre retouche technique à faire, les Gush arrivent sur la minuscule
portion de scène qui leur est dévolue devant les grands rideaux de l'Olympia. Le son semble un peu fouilli au début (à moins que ce je n'étais tout simplement pas bien réveillé au début, ce qui est
tout à fait possible
), mais leur musique très British/sixties est plus que sympathique. Le
public réagit bien, l'entrain du groupe est communicatif. Une première partie plutôt convaincante, même si le public cible n'est peut-être pas celui qui est ce soir à l'Olympia. Interlude rangement
de la scène et mise en place rapide pour Bensé, tandis que le premier rang secoue un peu le public et invective joyeusement le balcon. La clameur pour l'arrivée de Bensé fut assez étonnante, et le
public sera présent tout au long de son set, reprenant les refrains, bougeant très énergiquement sur 'Au grand jamais', écoutera respectueusement le Port d'Amsterdam (qui m'a toutefois moins
impressionné que les bandes de Brel que j'ai pu autrefois entendre). Le mode homme-orchestre lui va bien, et un instant j'ai vu amusé un martyr sur scène, tapant du pied, jouant de la guitare et
soufflant dans son harmonica, sous une pluie de peluche Monsieur Madame
Les applaudissements sont à la
hauteur de l'émotion qu'il a su partager avec l'audience.
"L'Olympia vous offre 20 minutes d'entracte". On a beau connaître cette voix off, cette pause coupe brutalement l'élan du public. On attend, on se dit que vue la prestation de Bensé, rien ne peut
arriver, un peu comme ce qui s'était passé à la Cigale… Les ballons du fanbase occupent la fosse, le rideau rouge écarlate focalise l'attention. Les lumières s'éteignent et le rideau s'ouvre. Les
musiciens sont déjà en place. Rose entre sur scène et la musique démarre. A mon avis, il aurait pu être intéressant de chauffer le public en commençant à jouer rideau fermé. Là, le public est
présent mais sans plus. Saisons, donc, pour commencer, et un début de set classique, avec toutefois un synthé un brin criard sur Sombre con, et une Liste plus sobre j'ai l'impression, du même genre
que celle de RTL2 (à l'Olympia, déjà). De beaux moments avec L'acide, Rose… mais un public un peu coincé. Gush revient faire les chœurs sur la première reprise du soir, For no one des Beatles. Très
beau moment, bien introduit par quelques blagues de Rose sur ses choristes
La scène dépouillée du reste
du groupe dévoile ses habits de lumière avec les deux halos sur les chanteurs et on remarque le décor soigné qui donne un côté très jardin, léger. Le concert continue, et Rose, seule sur scène,
chante J'ai, toujours aussi belle, toujours sans harmonica
(J'avoue sur le coup j'étais déçu sachant que
Bensé était en coulisses) Du coup fin marrante avec un harmonica vocal
Plus synthétiquement
maintenant, je retiens Julien, changée sans ses cymbales, le début de Ciao Bella un peu confus, le public ne réagissant pas de suite du fait de l'épais brouillard qui s'est formé sur la scène.
Autre point nouveau, le violoncelle apporte un vrai plus aux chansons, c'est très joli, une vraie trouvaille
Sinon une Rose à l'aise, très à l'aise, voire trop à l'aise… Malheureusement, on y peut pas grand-chose, forcément après une centaine de concerts, la fragilité qui se lisait sur la chanteuse
se cache maintenant derrière une carapace de plus en plus solide. Quelque part, elle semblait plus sur le fil, donc plus amène de susciter l'émotion. Car là (pas Bruni
), il m'a manqué un je-ne-sais-quoi qui m'a fait moins vibrer que je ne l'imaginais. J'attendais
énormément après une Cigale tout bonnement géniale et ce fut juste un bon concert. D'une belle longueur quand on a vu dernièrement un café de la Danse de 50
minutes par une autre chanteuse. Un Mercedes Benz très enlevé pour finir, avec tous les musiciens qui reviennent sur scène, qui permet de ressortir de la salle avec le sourire…
C'est dit!