Dans la peau de Jacques Chirac

Publié le par yak

Alors c'est l'histoire d'un mec, qui a tout fait pour arriver en haut de la pyramide de l'Etat. Oui mais voilà l'histoire en question est écrite par Karl Zero et Eric Zemmour (Ca se dispute sur i>télé) et racontée par un imitateur du président, Didier Gustin, au demeurant très doué, relayé par les véritables paroles du Président de la République. Dans la forme, le président en fin de carrière se retourne sur son passé. Karl Zero en profite pour décrire l'évolution de la vie politique ces 40 dernières années.

Alors qu'on pourrait penser à un film totalement à charge, le spectateur (oui enfin moi quoi) ressort plutôt séduit par la bonhomie du personnage qui ressort du film. La narration un rien désabusée le rend plutôt sympathique en fait :D Evidemment tout les hommes politiques du présent et du passé (:p) sont décortiqués et sont bien cuisinés. Avec des behind the scenes assez déconcertants comme les après débats Jospin/Chirac et Miterrand/Chirac. En revanche, le point faible du film est dans son concept même: pas de faits, seulement des discours et des images, parfois du son. C'est donc finalement une carte de la politique de ces dernières années... mais sans indiquer les décisions qui en ont découlé...

Les convictions politiques mises à part, le film est très drôle. On retrouve cet esprit des guignols ou des Nuls. OK c'est un peu facile de détourner des images, surtout quand elles sont étalées sur 40 ans :p Tous les sujets sont abordés: le soutien (ou pas :D) à l'élargissement de l'Europe, les pommes de la campagne présidentielle de 1995, la dissolution... Le tout sur fond de discours publicitaires, et surtout des chansons à la gloire du sujet :D Ca c'est énorme! Et ça rappelle également que Chirac est un très grand produit publicitaire...

Dernier point assez désagréable: le montage: ça a dû être trèèèèès compliqué, parce qu'on jongle entre les époques. Heureusement que la voix-off nous remet les choses en place :p Jacques Chirac est donc dépeint de manière cynique mais drôle! Mais vient le dernier quart d'heure... 2002, les thèmes de campagne, les émeutes... Et là la gêne apparaît. On sort du film avec un sourire crispé... alors qu'on a passé un bon moment.

Publié dans Ciné

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