Une finale, ça se gagne

Publié le par yak

Il était une fois un match de Top 14. Le petit Jacques a acheté 5 places sur Ticketnet pour la finale à Saint-Denis. Logiquement, il détient les billets qu'il remettra à ses compagnons toulousains(à une exception près) au stade. Le match ayant lieu à 17h45, Jac part de Cergy à 15h30. Oui mais voilà, un arbre mécontent fut décimé par le chagrin, et de dépit se couche sur la voie, arrachant des caténaires. L'événement a eu lieu à quatre kilomètres du RER de Jacques, qui lui est bloqué avec un signal d'alarme qui s'est déclenché tout seul (il peut en témoigner, c'est dans sa rame que s'est produit la chose). Vingt minutes plus tard, le RER repart à un train de sénateur, voire de sénateur retraité rongé par l'arthrose. Arrivé tant bien que mal à Achères-Ville (comprendre mi-chemin entre Cergy et Paris), le conducteur lui apprend la triste nouvelle. Là, il sympathise avec trois supporters toulousains avec qui il prend le taxi pour la Défense. Le seul taxi de permanence à Achères. Tant bien que mal, et mis sous pression par les appels répétés de ses futurs ex-amis si cela durait, Jacques arrive au stade de France trois minutes après le coup d'envoi. Un moindre mal, vu que certains dans le RER sont certainement arrivé pour la seconde mi-temps. Voilà pour le coup de gueule anti-RATP. Ne vous inquiétez pas si vous en voyez d'autres prochainement, ils ont payé cher pour cette pub. Quoi le match?

Il n'y a pas eu de match. Toulouse a fait illusion en première mi-temps grâce aux fautes biarrotes et à des Basques qui jouent à l'économie. Mais les phases d'impact sont en leur faveur. Toulouse ne joue pas bien, mais a encore la tête au-dessus de l'eau. Ce n'est qu'une question de temps. Au retour des vestiaires, le vrai Biarritz s'est enfin montré, et a tout bonnement explosé les pâles Toulousains qui leur étaient opposés. Le Stade a joué à l'envers, ne parvenant pas à se créer le moindre intervalle derrière tandis que devant, les mauls adverses se terminaient toujours dix mètres plus loin. Trois quarts sans ballon, sans imagination non plus, des nettoyages déficients, il n'y a pas grand chose à sauver dans le jeu. A part peut-être la sûreté complètement retrouvée de Clément Poitrenaud. Et à jouer arrêtés on finit par se faire contrer alors qu'on est dans les 22 adverses. Pas malin pour revenir au score. Le coup porté était alors fatal. Lorsqu'enfin Jauzion parvint à s'imiscer entre deux défenseurs il marque, mais le mal était déjà fait. Une finale ça se gagne. Sans jus pendant la demie. Sans jus pendant la finale. On a ce qu'on mérite. Mais on reviendra. Et on gagnera :p

Publié dans Sport

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