Impossible is nothing

Publié le par yak

Le sport, l'opium du peuple. En un match, les Français ont été submergés par une joie inexpliquable. Les gens sont plus légers, heureux de vivre. Comme un bonheur ne vient jamais seul, les chiffres du chômage sont positifs, le soleil et la chaleur sont revenus, les vacances démarrent, Jospin revient, Ségolène et François se marient... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quoique non je déconnais pour Jospin :p

L'équipe de France, par sa victoire, vient de faire basculer l'appréciation de sa performance: de difficile, sa coupe du monde est devenue maintenant de toute façon plutôt réussie. Cette équipe a tout connu durant son dernier quinquennat. Petit coup dans le rétro...

Les débuts hésitants mais positifs, avec des bons matchs amicaux en 2000-2001 aux quatre coins de la planète; la boulette, la chute, le bug de l'an 2002 pour la Japon/Corée. Branle-bas de combat dans l'équipe, dissolution de l'assemblée Leboeuf-Dugarry-Djorkaeff... et nomination d'un nouveau gouvernement, pour la première fois non-issu de la maison présidentielle qu'est la Direction Technique Nationale. Santini est donc nommé premier ministre de la maison France. Après une bonne période et une qualification probante pour l'Euro 2004, il ne parvient pas à insuffler le courant de la victoire en se faisant sortir dès les quarts de finale face à un adversaire qui semblait pourtant pas meilleur que lui. Résultat des courses, le paysage footballistique français est boulversé, Desailly, Zidane, Makelele, Thuram, Lizarazu annoncent leur retrait de la vie footballistique française. Les Bleus se remettent lentement de cette plaie, fin sinistre de joueurs d'exception, tandis que la présidence DTN reprend la main en nommant au poste de Premier ministre son plus grand espoir (quelqu'un aurait même dit 'le meilleur d'entre nous'), le sélectionneur des Bleuets, Raymond Domenech. Dans la douleur, il accomplit comme un chemin de croix sa mission. Jamais lâché par ses supérieurs malgré les coups de boutoire de l'Equipe (de France?) il persévère avec dévotion face au déchaînement populaire. Le palais de l'avenue d'Iena reste insensible à la révolte des petites gens du foot, à savoir les supporters... Mais alors que la fronde anti-gouvernement bat son plein, Zinedine Zidane finit par faire marche arrière pour débarquer sur la pelouse accompagné de son assistant personnel Makelele et son bodyguard Thuram. Avec le retour de son Messi (bien qu'il soit quinze ans plus vieux), le miracle s'accomplit et la maison bleue obtient son billet pour une thalasso en Allemagne. Pas de bol quand même, c'aurait pu être Luchon :p Sous le scepticisme ambiant, il ne montre rien de guère séduisant pendant le début de compétition. L'embellie des Cent jours est bien enterrée. Mais le coup de maître de mardi a peut-être tout changé. Peuvent-ils se présenter à la présidence du foot mondial? La question reste ouverte... et on attendra pas 2007 :D

Publié dans Sport

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Pookie 30/06/2006 22:25

"Le sport, l'opium du peuple" :-OC'est exactement ce que j'ai mis dans mon épreuve d'histoire au bac :) (oui je sais, quel rapport entre le foot et l'histoire? Je sais pas c'est pas moi qui ait fait les sujets ^^)