Le parfum

Publié le par yak

France. XVIIIe siècle. Jean-Baptiste Grenouille est un jeune homme qui tout au long de son enfance a développé un odorat extrêmement fin. Il ne voit le monde qu'à travers ses capacités olfactives. Par dessus tout il veut créer le parfum ultime, qui s'avère être celui d'une femme. Et pour le réaliser il est prêt à tout, notamment à tuer...

Commençons par les bonnes choses: une interprétation exceptionnelle de l'acteur principal. Incontestablement, Ben Whishaw arrive à nous faire sentir (ahahahaha) la solitude et l'obsession qui ne cesse de le posséder et le conduit à commettre les pires actes. Un mélange de peur, d'extase enfantin et en même temps cette animalité très intéressante et qui donne de l'ampleur au personnage de Grenouille. Dans le même genre, il y a ces représentations de la France du XVIIIe, tout en clair-obscur, représentant la putréfaction et en même temps le fantastique, si bien que le réalisateur parvient à reproduire l'effet de l'odorat par ses images. On arrive donc bien à suivre l'histoire à travers les yeux de Grenouille... et l'atmosphère malsaine du personnage.

Malheureusement, tout n'est pas si rose: d'abord l'usage abusif de la voix-off nous fait certes entrer dans la tête du personnage, mais pendant ce temps les images sont vides de sens, alors bon si on commence à nous lire le bouquin qui sert de référence... On dirait que l'image ne suffit pas à exprimer ce qu'on doit penser, alors la voix-off nous balise le chemin. Un peu facile, et soporiphique à souhait. Le film est assez inégal, la partie parisienne étant sombre mais légèrement engourdissante, malgré le moment où Grenouille sombre dans sa quête de la fragrance absolue. Par contre après son départ de Paris, le film s'égaye en couleur (ça doit être l'effet de la Provence :p) et le scénario prend encore un peu plus d'épaisseur :) En revanche la fin... ratée, ridicule, longue, incompréhensible, sur-réaliste... et provoque une irrésistible envie de rire tant on est interloqué devant la scène.

Vraiment, une fin qui gâche un film la plupart du temps agréable, malgré des lourdeurs bien superflues. Dommage, tellement dommage...



Publié dans Ciné

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Pat 29/10/2006 00:42

Je suis allé voir aussi le film, pas plus tard qu'hier (pour mon anniv :p ), j'en tire la même conclusion que toi.Pour la fin, que dire, toute la salle était pétée de rire, moi j'étais héberlué, tellement j'ai trouvé ça grotesque (je crois être même le seul de la salle à ne pas avoir rigolé). Je ne sais pas si le film représente le film, il ne m'as pas donné envie de lire le roman (parait qu'il est bien, pourtant), et puis j'ai Arthur à finir avant :)