Flushed away

Publié le par yak

Une souris aristo de Londres se retrouve dans les égouts de la ville au départ de ses maîtres. Il y rencontre Rita, une aventurière qui va l'entraîner dans ses tribulations, avec l'espoir de finir par retrouver son chez-soi si confortable.

Derrière ce film on trouve une collaboration entre deux mastodontes du film d'animation: Dreamworks et Aardman. Si Dreamworks est hyper connu depuis Shrek, Aardman sont eux les pères de Chicken Run et Wallace et Gromit, les rois de la réalisation image par image. Cette touche Aardman se retrouve surtout au niveau de la bouche des personnages qui comme pour la pâte à modeler a des mouvements saccadés. Franchement c'est beau. L'eau est superbement texturée, mais en même temps les personnages ont un rendu pâte à modeler raffraîchissant dans un monde composé de 3D photoréaliste Pixar/Dreamworks. Ce qui est marrant c'est que j'ai eu l'impression de reconnaître Hugh Jackman et Kate Winslet qui assurent les voix au travers du design des personnages. Un gros boulot niveau répliques et voix, en adéquation avec le rendu du film. Techniquement parfait.

Au niveau du scénario, il n'est que prétexte à un empilement de gags. Beaucoup de second degré comme toujours avec Dreamworks, au détriment de la profondeur des personnages. Le film est plein de bons sentiments, le thème de la famille et de l'amitié est parfait pour un film de Noël pour les petits et les grands. C'est gentil, limite nunuche parfois, mais toujours efficace. C'est l'impression qui prédomine en sortant de la salle: oui, c'est du bon divertissement, mais avec le recul, on voit apparaître les éternelles ficelles du film d'animation depuis les Toy Story, Shrek et consors, la folie en moins.  Ou la surprise en moins? Film à gags sûrement, film à dollars certainement...

Ils sont où les scénaristes de Shrek? :(

Publié dans Ciné

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