The departed

Publié le par yak

Welcome to Boston! Billy Costigan (impeccable Leo DiCaprio), flic issu d'une famille modeste, entre dans le cercle du parrain du coin, Frank Costello (Jack Nicholson, la grande classe). Pendant ce temps, Colin Sullivan (Maaaaaaaaaatt Damon) entre dans la Police d'Etat, grimpe les échelons pour parfaire son travail d'indic au service de Costello. Voilà nos infiltrés chacun dans leur milieu.

Grandeur et décadence. A l'image des Affranchis, les Infiltrés de Scorsese sont les acteurs d'une tragédie urbaine. Ils sont dépassés par leurs actes et le système qu'ils ont eux-même développé. Un film de rue par le maître de la vie underground. Et évidemment il le fait bien. Les Irlandais de Boston sont suivis selon leurs parcours enchevétrés qui donnent une intensité folle à ce film. Qui est flic? Qui est gangster? Jusqu'au bout, Scorsese nous tient en haleine, nous perd dans nos pensées. A tout moment chacun risque sa peau, chacun risque de perdre sa couverture. Et les 2h30 du film sont ainsi rythmées avec maestria. Et Scorsese y ajoute sa touche d'humour noir très très noir, ses giclées de sang et ses dialogues percutants. Un reflet de notre monde finalement, un monde de trahison et d'apparences, avec tous ses vices.

Pour finir, un mot sur le jeu des acteurs, tout bonnement hallucinant, avec une distribution sympathique. Leo DiCaprio est impressionnant d'intensité, au service d'un personnage tiraillé entre les deux mondes antagonistes dans lesquels il s'immisce. Matt Damon est lui plus sobre dans son jeu, mais il parvient à donner de l'épaisseur à un personnage peu charismatique. Quant à Jack Nicholson, le rôle de pervers lui sied à merveille.

Des acteurs excellents, des "Fuck!" à tour de bras et une histoire bien solide pour un excellent Scorsese. Un de plus. On ne se rend pas compte de la qualité et de la constance de ce monsieur. A voir, revoir, et revoir...

Publié dans Ciné

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