Arthur et les Minimoys

Publié le par yak

Arthur (Freddie Highmore) et sa grand-mère (Mia Farrow) sont menacés d'expulsion de leur maison, sous la pression d'un promoteur immobilier.. Les histoires laissées par son grand-père disparu font rêver le garçon. Et si ce monde peuplé de minuscules êtres existait vraiment? Et s'il contenait effectivement le trésor qui permettrait à sa grand-mère de conserver la maison?

Voilà donc le dixième et dernier film de Luc Besson. D'un genre hybride, mêlant animation et prises de vue réelles, avec des transitions ne souffrant d'aucune faute de goût. Pour la partie filmée, Besson a choisi de se mettre à hauteur de Freddie Highmore pour retranscrire l'action à travers ses yeux d'enfant. Niveau animation, on apprécie le super travail des équipes 3D qui ont produit un film qui n'a rien à envier au productions hollywoodiennes. C'est beau, l'émotion des personnages est bien restituée, les couleurs sont gaies.. bref énorme boulot fait par les graphistes, qui servira de base aux futurs épisodes.

A dix minutes du début de la séance, on est deux dans la salle. Enorme démarrage parisien pourquoi pas, en attendant ça fait bizarre (c'était aussi mon premier UGC Wilson depuis trois ans[/mylife]). Heureusement, une dizaine de marmots sont arrivés juste à temps. J'avais un gros a priori après la promo bourrage de crâne (comme souvent avec EuropaCorp). Finalement, il s'en sort plutôt bien. Le scénario respire très fort le Besson: des enfantillages, c'est mignon, bien qu'un peu lourd à la longue. On sent que le temps est à la rêverie, à l'illusion. Il a toujours eu ce regard de gamin au travers de ses films, et sachant qu'il est derrière les bouquins, on ne peut s'en étonner. Un peu trop mièvre pour moi, mais très bien pour les enfants dira-t-on. En revanche le rythme est très soutenu, ce qui rend le film très agréable à suivre, mais qui ne manquera pas d'en perdre quelques uns en route. Sinon les thèmes abordés sont classiques pour des films pour enfants, à savoir principalement la défense de l'environnement (le Grand bleu...) et le droit à la différence (...Le cinquième élément), comme un dernier héritage de la filmographie de Besson. Un film génial pour les petits, un bon film pour les grands, des graphismes époustouflants, des voix très réussies (en VF, à Toulouse on a pas droit à Madonna :( )... Besson sort donc par la grande porte :).

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