Bourrage de crâne

Publié le par yak

Difficile d'y échapper en ces temps de campagne électorale, nous sommes submergés de couvertures de magazines, de reportages télé ou radio suivant les deux principaux candidats à l'Elysée, je parle bien sûr de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Après avoir été plusieurs fois accusés de favoritisme pour l'un ou l'autre candidat lors des précédentes élections, les média semblent cette fois présenter une bipolarisation très nette, présentation plusieurs fois dénoncée par François Bayrou lors de ses interventions sur TF1, réjoint dans cette dénonciation par d'autres sous-représentés (Corinne Lepage, Marie-George Buffet). On a souvent lu que le traitement de la violence dans les journaux télévisés a conduit à la présence de Le Pen au second tour. Cette année est la seconde campagne nationale après le référendum de 2005. A l'époque la grande majorité des publications roule pour le oui, et le non l'emporte. Preuve que les Français conservent leur indépendance vis-à-vis des medias.

On dirait l'une des caractéristiques des français: celle du refus. Toujours une volonté de se démarquer, et de refuser le bourrage de crâne. Preuve que l'influence des medias reste limitée. Alors pourquoi s'acharne-t-on à nous matraquer de reportages sur le néologisme de Ségolène qui finalement, ne la rend que plus sympathique (bah oui, tout le monde peut se planter, et alors?), à montrer à quel point ses adversaires ont relevé.. Là dedans, où est l'info? Ce que j'aime bien, c'est qu'ensuite on nous dit que le CSA surveille scrupuleusement le temps de parole de chaque candidat afin que les chaînes équilibrent le tout... mais comment considérer ce critère qui compte de la même manière un journal de 20h et un journal de 7h30? Bien sûr, les chaînes refusent de dévoiler publiquement une orientation politique, craignant des représailles cinglantes en cas de défaite de leur champion. Aussi, le cas de Nicolas Sarkozy est problématique: son temps de parole est décompté UMP ou Gouvernement?

Enfin, les interviews menées par les journalistes tournent au grand n'importe quoi. Quinze minutes d'interview, quatre minutes sur le programme, onze à commenter les autres... Et finalement nous, devant nos télés, regardons dubitativement la tête du candidat à se demander: mais pourquoi je lui ferais plus confiance qu'un autre? Et aucune réponse ne vient. Bon mal de crâne en perspective...

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coralia 11/01/2007 19:10

et pourquoi pas José Bové :ange: ?Vivement qu'elle ait lieu cette élection, qu'on en finisse. Toutes les émissions se mettent à la politique et au pseudo-débat et c'est lourd, toujours les mêmes questions qui reviennent et même pas les bonnes... :S