The good German

Publié le par yak

On est en 1945, la guerre est plus ou moins terminée en Europe. Seul le Japon est encore en train de se battre. A Potsdam, les trois grands se retrouvent pour une conférence allant décider encore un peu plus du destin de l'Europe, qui débouchera notamment sur l'avénement de Staline et le rideau de fer... Un journaliste de l'Etat-major américain (Mister George) arrive à Berlin pour couvrir l'événement. Mais ce séjour va le mêler à un meurtre, ayant un rapport avec une Allemande (Cate Blanchett) dont il était amoureux pendant la guerre.

Du côté de l'image, le travail de maître Soderbergh dans sa phase expérimentale (avant de revenir flanqué de Clooney dans Ocean's Thirteen cet été) est énorme: la photo, la musique, les images d'époques crée une immersion dans l'époque très réussie. Alors oui c'est très beau, ça ramène à l'époque de l'après-guerre dans un Berlin totalement dévasté, présentant les horreurs de la guerre et les ravages psychologiques que cela entraîne, mais non rien à faire, c'est plat. Ca fait pas grand chose aux tripes. C'est un peu dommage, on sentait pourtant un fond intéressant, posant notamment la question de ce qu'on est prêt à accepter pour survivre...

Heureusement, ce qui nous tient bien haleine, c'est quand même le beau jeu du couple George Clooney/Cate Blanchett: le personnage tragique par excellence pour elle, l'idéaliste pour qui chacun est tout blanc ou tout noir pour lui. Il prend beaucoup de coups certes, mais on s'en fiche un peu finalement. Un peu décevant finalement, malgré une reconstitution très fidèle jusqu'aux angles de vue.. Autant le Clooney en noir et blanc (Good night & good luck) adoptait une posture moderne et intemporelle autant ce Good German n'amène pas autant d'émotion que la qualité esthétique ne le laisse espérer. Dommage.

Publié dans Ciné

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