Die hard 4.0 - Live free or die hard

Publié le par yak

Aaaah, un bon vieux Die hard. Difficile de ne pas être nostalgique à l'évocation de ce titre mythique qui a envoyé Bruce Willis sauver le monde partout dans l'univers pendant près de quinze ans, après le fabuleux Piège de cristal. Cette franchise ultra spectaculaire a créé un nouveau modèle de film d'action par son rythme, ses cascades, ses effets spéciaux, mais aussi cet humour grinçant, cette dérision qui décrispe le spectateur pour une grosse dose de plaisir. Les années ont passé et le détective McClane est plus près de la fin de sa carrière que du début. Après une intrusion dans le système informatique du gouvernement, on fait appel à Lui pour récupérer l'un des suspects. Et forcément, il va se retrouver embringué dans des situations pas possibles… Il a vraiment pas de pot le McClane. En plus, sa fille ne veut plus le voir. C'est dire comme il est mal…

 

Ce qui est bien dans ce genre de film, c'est qu'on n'est pas super exigeant avec le scénario. Tout ce qu'on demande, et c'est tout à fait le cas ici, c'est de la cohérence. Histoire de ne pas se retrouver des hobbits accrobates armés de sabres-laser combattre pour la survie du Mordor…  Ce qui fera la différence entre ce Die Hard 4.0 et un vulgaire M :I 2 est une gestion géniale du rythme. Les temps forts sont haletants, mais les temps morts sont juste flippants ! On est happé pendant 2h20 par une histoire qui tient la route et qui rebondit de partout. Pour emballer tout ça il fallait un bon maître d'œuvre, en l'occurrence Len Wiseman, qui a bossé sur Independance Day ou encore Men in Black (et accessoirement petit ami de Kate Beckinsale après avoir signé le scénario d'Underworld, nobody's perfect). Au niveau de la réalisation, on sent l'influence de la télévision et surtout de 24. La réalisation est beaucoup plus nerveuse, beaucoup de scènes sont tournées à l'épaule. Les gunfights sont bien sûr millimétrés, le premier du film évoquant irrésistiblement Jack Bauer piégé dans une pièce avec un innocent sur les bras… Les faux plafonds tombent de partout, le décor est massacré. OK, un air de déjà-vu, mais exécuté de manière parfaite. Un rythme très soutenu, une réalisation nerveuse, l'immersion est totale.

 

Enfin, que serait John McClane sans ses blagues et ses répliques acides ? Comme pour calmer le spectateur, il fait ainsi retomber la pression et rend du temps de cerveau disponible pour une nouvelle décharge d'adrénaline. Bref, un excellent divertissement qui, sans révolutionner le genre, modernise la franchise et pourrait bien relancer la carrière d'un Bruce Willis tout simplement lui-même. Bravo aussi à Timothy Olyphant pour son français parfait et sans accent… et un dernier mot pour signaler que le rôle de Lucy a été repris par Mary Elizabeth Winstead, qui est une cousine d'Ava Gardner, et qui est juste craquante – Tarantino l'avait engagée pour son Boulevard de la mort, ce n'est pas pour rien ! :o)

Publié dans Ciné

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