RWC - Weekend 3

Publié le par yak

Les Bleus sont toujours vivants... voilà tout ce qu'il y aura à retenir de ce weekend. L'équipe de France a fait le strict minimum pour battre les Irlandais et empocher les quatre points qui vont avec. Sans délires, mais avec concentration. Le match fut plutôt pathétique et ennuyant, mais ce qui l'était encore plus, c'était ce public français, soi-disant à domicile, qui était tout simplement ridicule par rapport à la douce folie toulousaine du dimanche précédent. Voilà ce qui arrive quand on rend les places inaccessibles aux vrais gens du rugby! Nos bleus n'ont pas besoin de costard cravates qui paradent au lieu de les supporter. Pourquoi a-t-on entendu les sublimes chants irlandais alors qu'ils étaient menés de dix, quinze points? Parce que eux ont foi en leur équipe, et les soutiennent, quelque soit le score, alors que le public français, toujours si prompt à retourner sa veste, n'a poussé son équipe que lorsqu'elle était dans les 22 adverses... Alors jouer son quart de finale à Cardiff ne changera pas grand chose. Il ne seront pas moins supportés que s'ils étaient au Stade de France, lugubre tombeau dont les supporters adverses font leur à chacune de leur venue. L'équipe de France devrait se sentir poussée par ce stade; c'est elle qui doit le pousser à se désinhiber. Le public a toujours été une donnée active du rugby, n'en privons pas notre équipe qui doit réaliser les plus grands de ses exploits dans les semaines qui viennent...

Après un weekend pauvre en jeu avec des Néo-Z qui donnent la leçon sans bien jouer et avec un Dan Carter au taux de réussite anormalement bas, des SudAf qui ont frôlé la correctionnelle pour avoir pris de haut les Tongiens, et des Australiens qui jouent petit mais efficaces, la bouffée d'oxygène est venue des 'petits' matches, où les équipes ont vendu chèrement leur peau, sans calcul, privilégiant la générosité et la vitesse au physique. Un vrai bonheur de revoir des relances depuis les 22 qu'on croyait perdues à jamais. Un vrai vent de fraîcheur, des essais, des fautes techniques bien sûr, mais une envie de se faire plaisir que le rugby pro européen et du Super 14 semblent avoir fait disparaître. A méditer pour ceux qui prônent un retrécissement de l'élite pour le prochain mondial...

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